Un même tas, trois problèmes
Chaque jour, les sites de transformation agroalimentaire produisent des résidus. Épluchures de manioc pour l'attiéké, drêches, pulpes, coques. Faute de filière, ils finissent en tas.
01 Environnement
Le tas qui pourrit
- Un déchet organique laissé à l'air libre fermente.
- Il libère du méthane, un gaz qui réchauffe le climat bien plus que le dioxyde de carbone.
- Les jus qui s'en écoulent rejoignent les sols et les cours d'eau.
- Le tas attire les insectes et les rongeurs.
02 Social
La cuisine dans la fumée
Dans beaucoup de foyers et de petites entreprises, on cuit encore au bois ou au charbon de bois.
Cette fumée se respire chaque jour, d'abord par les personnes qui cuisinent.
Le bois de cuisson est prélevé sur les forêts et les haies proches.
03 Économie
Payer deux fois
- Souvent, le site paie pour évacuer ses déchets.
- Il paie aussi l'énergie qu'il brûle pour cuire et sécher.
- La matière qu'il jette pourrait pourtant fournir une partie de cette énergie.
Le même tas peut devenir une source de gaz.
La phase 1 vise une première unité de 5 000 à 10 000 L (5 à 10 m³) sur un site de transformation.
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